Voilà je retravaille le début de mon roman pour pouvoir poursuivre son écriture. Deux ans déjà que j'y travaille, c'est long mais au moins je peux toujours l'améliorer.
Voici un extrait du chapitre 1
Il s’allongea sur le tas de pierre qui lui servait de couche et ferma les yeux. Le sommeil vint rapidement et l’emmena dans un univers fort différent du sien. Il rêva de ses parents qu’Il n’avait jamais connus. Des hommes comme lui qui se métamorphosaient en loup sans pouvoir y changer quoi que ce soit. Il rêva aussi d’une femme qui l’aimait passionnément et l’attendait quelque part dans le monde. Il rêva d’une guerre qui tuait beaucoup d’innocents, trop à son goût. Chaque fois, ses songes étaient plus étranges, plus profonds. Ils l’emmenaient dans des endroits qu’Il ne connaissait pas, lui montraient des visages flous, mais familiers. Il aurait aimé ne plus en sortir et y rester éternellement, mais chaque fois qu’Il y pensait, ses yeux s’ouvraient et Il redécouvrait son univers, sa grotte sombre, les restes de plus en plus moisis des victimes qu’Il avait abattues. Chaque fois qu’Il rouvrait les yeux, Il essayait de se souvenir de son nom. En avait-Il eu un jadis ? D’où venait-Il ? Qui étaient ses parents ? Il ne se souvenait presque plus de sa vie passée avant l’entrée dans la forêt. Il se souvenait juste que la forêt l’avait accueilli. Qu’Il y avait trouvé la grotte qui serait sa maison pour le restant de ses jours. Non loin de là où Il vivait, se trouvait un royaume. Jamais ce domaine n’avait eu de guerre ou de fléau que l’homme-loup se rappelât.
Il se leva de son lit de pierres et ôta la fourrure qui lui encerclait le cou. Il sortit près de la petite mare à quelques mètres de là et y déposa la peau de lapin. Il ne voulait pas risquer d’être infecté par une quelconque maladie. Il pénétra à son tour dans l’eau légèrement verte de la mare et enleva la crasse sur sa poitrine. Il s’allongea et se détendit. Le calme de la forêt l’apaisait et le protégeait des hommes qui visiblement ne respectaient plus rien de la nature. Après quelques instants, Il sortit la peau de l’animal de l’eau et reprit ses vêtements. Les minces rayons du soleil le séchèrent rapidement. Il décida de se couvrir à nouveau le cou de la peau du mammifère et s’avança vers sa tanière. Encore une journée à répéter les mêmes mouvements, à avoir les mêmes pensées. Mais Il aimait cette vie-là. Une vie sans danger, sans peur, sans trahison. Une vie tranquille où Il ne devait penser qu’à lui, qu’à ses besoins. Il sentit alors une présence dans sa grotte. Une odeur de peur, de tristesse. Il prit son apparence de loup en se concentrant et y entra.